La thérapie par les ventouses

La thérapie par les ventouses

Décontracter et détoxifier par la cupping thérapie

Le cupping – thérapie par les ventouses – est une technique ancestrale adoptée par les Egyptiens, les Grecs, les Romains et les Chinois. Redécouverte et vantée par Hippocrate, elle fut pratiquée par nos grands-mères jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, avant l’arrivée des antibiotiques.

Utilisée en Chine comme méthode de guérison depuis des millénaires, cette technique a évolué au fil du temps pour devenir partie de l’arsenal utilisé par les médecins chinois. La cupping thérapie vise à équilibrer le flux d’énergie vitale (qi) dans le corps. Les ventouses sont utilisées pour stimuler la circulation sanguine, la lymphe, et l’énergie dans le corps.

La ventouse attire vers la surface les facteurs pathogènes comme le Vent, le Froid, la Chaleur, pour ainsi les drainer et les éliminer. C’est ce qui rend cette technique efficace en cas de rhumes ou de bronchites. En attirant le sang en surface, la ventouse permet aussi de soulager les douleurs liées à des tensions musculaires ou à des raideurs ; en effet elle libère les stases de sang à l’origine de ces douleurs.

Autrefois en corne de vache ou en bambou, les ventouses sont aujourd’hui le plus souvent en verre, en plastique ou en plexiglass.

Comment la ventouse agit-elle ?

Selon les principes de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC), l’apparition d’une douleur en un point d’acupuncture est le signe d’un dysfonctionnement de l’organe correspondant. Les ventouses se posent sur la peau au niveau des points d’acupuncture, le long des méridiens, et plus précisément aux endroits ressentis comme douloureux.

La pose d’une ou plusieurs ventouses permet de libérer l’organe de ses blocages en vue de décontracter et de désengorger.

Le vide d’air sous la cloche en verre est obtenu par la combustion de l’oxygène réalisée à l’aide d’une flamme, ou à l’aide d’une pompe manuelle en version plus moderne sur des ventouses en plastique. Les ventouses peuvent être fixes sur les points de tension du corps, ou mobiles comme outil de massage sur une peau huilée.

Certains patients aiment recevoir un traitement de ventouse une fois par semaine en prévention.

En cas de stress, de douleurs articulaires ou musculaires, au réveil, avant de dormir, avant un effort physique ou après un effort intense, le cupping aura toujours sa place pour soulager et rendre à nos patients des jours plus confortables.

La ventouse fait monter le sang, signe généralement de beaucoup d’impuretés. L’hématome va être visible durant 2 à 4 jours. Au fur et à mesure des séances, le phénomène va s’estomper.

L’utilisation de ventouses intervient comme une aide efficace, en complément d’un traitement en cours, par exemple par l’acupuncture. En cas de crise et de douleur aigue elles peuvent être utilisées plus régulièrement.

Les différentes techniques de cupping

Les techniques d’utilisation de ventouses varient selon la méthode d’aspiration, la puissance d’aspiration, la zone traitée, les autres matériaux utilisés avec les ventouses… Les techniques comprennent les ventouses :

  • Sèches :
    Un vide d’air est réalisé à l’intérieur des ventouses à l’aide du feu ou d’une pompe manuelle. Les ventouses sèches sont également appelées ventouses statiques.
  • Mobiles (de massage) :
    On applique de l’huile sur la peau et on déplace les ventouses avec une faible aspiration. Les ventouses de massage sont également appelées ventouses dynamiques, ventouses glissantes et ventouses mobiles.
  • Eclair (ou ventouses vides) :
    On applique les ventouses sur une courte période, moins de 30 secondes à la fois. C’est ce qu’on appelle aussi les ventouses vides.
  • Humides :
    On perce légèrement la peau avant d’appliquer les coupelles. Cette méthode est également connue sous le nom de ventouses saignantes.
  • A base de plantes :
    Le praticien fait bouillir une solution à base de plantes, trempe des tasses en bambou et applique les tasses légèrement refroidies sur la peau.

Il est à noter que les techniques évoluent vers des systèmes magnétiques ou électriques. En ce qui nous concerne, nous tenons à maintenir des techniques traditionnelles.

Les bienfaits du cupping

De manière générale, l’afflux de sang sur la zone où est positionnée la ventouse va drainer les toxines. L’effet aspirant active la circulation du sang à l’endroit où la ventouse est posée.

Cette congestion localisée réduit la douleur dénoue les blocages, accélère la récupération des muscles fatigués et améliore la réparation des tissus.

La thérapie par ventouses a la réputation de soulager l’inconfort et d’améliorer la qualité de vie. Les conditions suivantes peuvent s’améliorer avec cette technique :

  1. Lombalgie. Les ventouses aident à réduire la douleur et à améliorer la fonction chez les personnes souffrant de lombalgie aiguë et chronique.
  1. Fibromyalgie. La thérapie par ventouses, seule ou avec l’acupuncture, contribue à soulager la douleur chez les patients atteints de fibromyalgie.
      1. Douleurs cervicales chroniques. La thérapie par ventouses participe à détendre les muscles du cou et à les rendre plus flexibles.
      1. Saignements menstruels abondants. Les ventouses sèches aident à diminuer la quantité de flux sanguin menstruel chez les femmes ménorragiques.

      La thérapie par ventouses montre également des améliorations dans :

          • les problèmes digestifs,
          • les maladies des poumons et des voies respiratoires, y compris bronchite, asthme et pneumonie,
          • l’hypertension artérielle,
          • la cellulite,
          • les tendinites,
          • les entorses,
          • les crampes,
          • la récupération sportive,
          • le stress,
          • les troubles du sommeil,
          • les problèmes de peaux.

      Une séance de cupping

      Le Tuina

      Le Tuina

      Une technique énergétique ancestrale

      Selon les anciens chinois, les animaux pratiquaient le massage longtemps avant les humains. Ils l’utilisaient pour le réconfort, le toilettage, et même la guérison. C’est donc tout naturellement que les humains, du fait de leur instinct animal, ont utilisé le massage sur eux-mêmes, leurs enfants ou partenaires. Nous connaissons tous le réflexe de frotter immédiatement une zone de notre propre corps après avoir reçu un coup.

      Ainsi, l’on estime que le massage chinois est la plus ancienne des branches de la médecine chinoise. Les techniques de massage ont évolué ; elles ont été raffinées et systématisées au cours des siècles. Tuī Ná est l’aboutissement de cette science, née de cet geste naturel instinctif.

      De vieux écrits datant de la dynastie Shang (1800 av notre ère.) décrivent des méthodes de massage pour traiter les nourrissons.

      Le texte ancien le plus célèbre sur la Médecine traditionnelle chinoise (MTC)‚ Huang Di Nei Jing (Le classique de la médecine interne de l’empereur jaune), achevé entre le premier siècle avant notre ère et le premier siècle de notre ère, comprend des passages sur l’utilisation de ces techniques de massage et sur leur utilisation dans le traitement de certaines maladies.

      Le massage chinois est répertorié comme une méthode de traitement majeure. Depuis les dynasties de Wei et Jin (220 – 420 apr. J.-C), les départements de massage Tuī Ná sont des spécialités officielles dans le système de santé du gouvernement chinois.

      Une branche de la MTC

      Tuī Ná, littéralement pousser (tui – 推) et saisir (na – 拿), est une discipline à part entière de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC). On parle parfois aussi de An Mo (按摩) qui désigne le massage en général et signifie « calmer par le toucher ».

      Le massage Tuī Ná obéit donc aux principes taoïstes qui sont à la base de cette médecine fondée sur l’équilibre énergétique.

      La pratique du Tuī Ná est donc une spécificité chinoise qui prend en compte les méridiens et les points d’acupuncture. Tuī Ná comprend ainsi une trentaine de techniques et manœuvres qui ont pour but, soit de disperser les blocages énergétiques, soit de stimuler ou tonifient le qi ou énergie vitale.

      Parmi ces techniques, on peut citer « mo fa » qui signifie frottement circulaire, « Ya fa » ou surpression, ou encore « ma fa » qui signifie essuyer (ou frotter). Il inclut aussi le massage de certains points d’acupuncture (acupression), ou des techniques d’étirement ou de mobilisation articulaire.

      Ce massage, en agissant sur les zones réflexes, a pour effet d’équilibrer et de stimuler à la fois le corps et l’esprit. Son objectif est de faire circuler et rééquilibrer les énergies, ce qui a aussi un impact sur l’équilibre émotionnel puisqu’en MTC tout est lié. En effet toute tension musculaire ou ligamentaire va engendrer un blocage énergétique, et affecte donc la libre circulation du qi, et donc la santé globale. Également, une forte charge émotionnelle peut engendrer à la longue des blocages énergétiques, voire des tensions musculaires. Ceci peut engendrer des douleurs.

      De nombreux bénéfices sur la santé

      Le massage Tuī Ná se pratique généralement sans huile, parfois sur les vêtements ou à travers une pièce de tissu en coton. Il favorise le bon fonctionnement des organes à travers notamment les points d’acupuncture, empêchant ainsi la maladie de s’installer. Il est également efficace pour réduire, voire supprimer les douleurs musculaires et articulaires.

      Selon des recherches modernes, le Tuī Ná est donc une thérapeutique qui permet de réguler le système circulatoire, le système respiratoire, le système endocrinien, le système immunitaire et le système nerveux. Il facilite également la digestion et améliore le métabolisme des muscles et de la peau.

      Il s’est ainsi avéré efficace, entre autres, pour :

      • Alléger les symptômes de la maladie de Parkinson
      • Diminuer la douleur liée à la fibromyalgie
      • Améliorer les vertiges liés à l’arthrose cervicale
      • Soulager les symptômes de la dysménorrhée primaire
      • Contribuer au traitement de la radiculopathie cervicale

       

      Les qualités du praticien en Tuī Ná

      Il est difficile d’expliquer en termes techniques ce qui fait la qualité d’un bon Tuī Ná, car cela se situe au niveau de l’énergie.

      C’est pour cela que le médecin praticien de Tuī Ná doit se former pendant plusieurs années en intégrant cette dimension énergétique.

      Selon la tradition de la Médecine chinoise, il va prendre d’abord soin de développer son énergie à travers des disciplines comme le qi gong, le tai chi, voire le kung fu. Ces pratiques vont lui permettre à la fois d’optimiser sa propre énergie vitale et d’affiner sa sensibilité pour percevoir et identifier les énergies qui l’entourent.

      Ainsi il passera du temps dans la nature, à appréhender le langage des plantes. Il pourra aussi apprendre à comprendre et à utiliser l’énergie de guérison des lieux sacrés. Avec le temps, il pourra ainsi ressentir les stagnations d’énergie, mais aussi de sang.

      En effet, un bon massage Tuī Ná dépend de l’énergie du praticien, de son ressenti, et de sa capacité à transmettre l’énergie. Cela suppose qu’il soit bien ancré au sol, les articulations souples et relaxées, afin de garantir une bonne circulation d’énergie. Il doit avoir une respiration abdominale et ample. En effet, s’il est tendu, il ne pourra pas fournir la même qualité d’énergie. C’est tout son corps qui est ainsi engagé dans le massage.

      C’est grâce à cela qu’un bon massage Tuī Ná est un véritable outil thérapeutique qui agit en profondeur. Même s’il s’avère souvent être douloureux, il n’en est pas moins salvateur.

      Réveillez le masseur Tuī Ná qui sommeille en vous

      Massage en couple

      Nous encourageons chacun à trouver le bonheur ultime. Puisque le massage est instinctif et naturel, pourquoi ne pas vous y mettre ? Nous vous proposons de commencer par travailler la relaxation profonde et la respiration. Pour ce faire, vous pouvez pratiquer le tai ji tchuan, le qi gong, ou tout autre pratique vous amenant à la pleine conscience.

      En parallèle, vous pouvez débuter le Tuī Ná avec vos proches. Pour cela, revêtez-vous d’habits amples, relâchez toutes vos tensions et commencez par une technique. Ne dépassez pas au début une dizaine de minutes. Puis débriefez avec votre partenaire afin qu’il verbalise son ressenti.

      Vous pouvez vous inspirer de cette simple video. N’hésitez pas à passer du temps dans la nature, ou avec votre animal préféré avant de pratiquer le Tuī Ná. La pratique de cet art fera évoluer votre ressenti et vous aidera à vous reconnecter avec vous-même. Ainsi votre santé en sera graduellement accrue.

      Ne pratiquez jamais le Tuī Ná dans les cas suivants:

      • Mauvaise humeur ou contrariété
      • Après une dispute
      • Dans un état de grande tristesse ou de colère
      • Juste après votre travail profane
      • En cas de maladie

      Cette liste est non-exhaustive. Vous l’aurez compris, le massage est un échange. C’est donc dans une belle disposition de cœur que vous offrirez le meilleur à votre entourage… et à vous-même.

      La Pharmacopée

      La Pharmacopée

      Une thérapeutique puissante sur mesure

      ​En Chine, les plantes médicinales sont considérées comme un « trésor national » et sont très couramment utilisées tant à titre préventif que curatif. En effet dans son pays d’origine, la pharmacopée chinoise est utilisée comme thérapie prioritaire. Elle y est considérée comme plus puissante que l’acupuncture.

      La pharmacopée chinoise est un système médical traditionnel qui a été développé en Chine depuis des milliers d’années. Elle repose sur une approche holistique de la santé, qui vise à rétablir l’équilibre entre le corps et l’esprit. Elle est d’abord utilisée pour maintenir la santé mais aussi pour soigner. C’est une discipline vivante qui continue d’évoluer au fil du temps.

      La pharmacopée chinoise se fonde sur un ensemble de principes et de théories qui sont la base de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC). Les plus importants sont : le Yin et le Yang, le Qi (énergie vitale), ainsi que les Cinq Éléments (bois, feu, terre, métal et eau). Selon ces principes, la santé est le résultat d’un équilibre harmonieux entre ces forces et éléments. Tout déséquilibre ou obstruction du flux d’énergie entraîne la maladie.

      Le médecin chinois, avant de prescrire une préparation de plantes, effectuera un diagnostic pour évaluer les déséquilibres à l’origine des symptômes dont se plaint son patient. Chaque prescription, même si elle se base sur des recettes existantes appelées formules, sera ainsi adaptée pour chaque patient en fonction de son terrain et de son tempérament.

      Plus de 100’000 formules recensées

      Depuis l’origine de la pharmacopée chinoise, de nombreuses formules ont été mises au point par de grands médecins. Certaines ont été enrichies, de nouvelles ont été mises au point au fil du temps.

      Il existe ainsi de nombreux traités recensant ces formules. Par exemple, Les Prescriptions de l’Aide universelle de Zhu-su, sous la dynastie Ming, contenait 61’739 formules de l’Ancienne Chine.

      Plus récemment, le Dictionnaire des Ordonnances chinoises traditionnelles, compilé par l’Université de MTC de Nanjing, recense toutes les formules existantes depuis le début de la MTC. On y trouve plus de 100’000 prescriptions !

      Une formule est toujours constituée de plusieurs plantes ou substances. En effet, la pharmacopée chinoise mise sur l’effet conjugué de plusieurs plantes pour créer un effet de synergie.

      Cela permet aussi de minimiser les effets secondaires que pourrait générer la prise d’une plante unique en grande quantité, ou d’annihiler certains effets toxiques d’une plante. Les différentes substances pourront agir sur plusieurs aspects de la maladie ou sur différents organes.

      La formule traite ainsi la maladie avec l’objectif d’équilibrer l’ensemble du corps et de corriger les déséquilibres sous-jacents. Dans cet esprit, la formule sera adaptée à chaque patient pour répondre au mieux à ses troubles spécifiques. De même, en fonction de l’évolution de la maladie ou des changements dans l’état de santé du patient, les proportions et les plantes utilisées peuvent être ajustés en fonction de cette évolution.

      Des milliers de plantes et substances

      ​La pharmacopée chinoise recèle quelques milliers de substances, dont 300 environ sont couramment utilisées. Ces substances proviennent majoritairement de plantes, mais peuvent inclurent aussi d’autres éléments. Par exemple, on trouve des substances minérales (le cinabre, le soufre, la magnétite etc.), des substances animales (os, coquillages, nids d’oiseaux, poudre de perles etc.), des insectes (fourmis, vers à soie, scorpions etc.). Les préparations médicinales peuvent aussi inclure d’autres substances comme la cire d’abeilles, le miel, les substances résineuses. La liste n’est pas exhaustive.

      Les plantes médicinales sont sélectionnées en fonction de leurs propriétés spécifiques, de leur saveur, de leur nature, et de leurs interactions avec les organes du corps.

      La pharmacopée chinoise tient compte des contre-indications et des interactions potentielles entre différentes herbes médicinales.

      Une formule est élaborée en respectant notamment « la combinaison particulière du Monarque, du Ministre, de l’Assistant et du Guide ». Le remède Monarque est l’ingrédient essentiel de la formule, il détient le rôle curatif du principal symptôme visé.

      Le Ministre vient renforcer l’effet curatif du Monarque ; l’Assistant coopère avec les deux premiers pour améliorer leurs effets thérapeutiques et permettre à ceux-ci d’être mieux tolérés. Enfin le remède Guide dirige les effets des autres herbes vers les organes à traiter et régule les propriétés des autres herbes.

      La pharmacopée chinoise utilise différentes méthodes de préparation des herbes médicinales telles que les décoctions (Tāng), les infusions (Zhǒu), les poudres (Sǎn), les teintures (Jiǔ) et les pilules/comprimés (Wàn). Les décoctions sont les plus courantes.

      Une thérapeutique peu propice à l’automédication

      Cela peut paraître une évidence, mais rappelons-le. La pharmacopée chinoise est efficace, mais elle doit être prescrite à bon escient, après un diagnostic de médecine chinoise. En effet, une maladie, selon les critères de la médecine occidentale, pourra recéler différents tableaux pathologiques au regard de la médecine chinoise. C’est pourquoi chaque patient se verra prescrire une formule adaptée à son cas.

      Par ailleurs, la médecine chinoise considère qu’une maladie est évolutive dans le temps. C’est pourquoi les traitements varient rapidement au fil des soins. De jour en jour, un patient voit son état évoluer.

      Les plantes médicinales sont alors adaptées en fonction du diagnostic évolutif du patient. C’est pourquoi, même si un patient a pris une formule il y a quelques semaines ou mois, et que celle-ci lui a été bénéfique, elle ne sera pas forcément adaptée si certains symptômes – en apparence similaires – reviennent. Il lui est vivement conseillé de consulter à nouveau son médecin chinois.

      Des remèdes au gôut amer

      Si la pharmacopée est la plus utilisée des thérapeutiques de la médecine chinoise, elle le doit à son efficacité. Le Chinois est pragmatique et n’est pas là pour se faire plaisir mais bien pour se soigner. Nombre d’Occidentaux sont plus chatouilleux sur l’aspect confort d’une thérapeutique. Oui ça doit soigner efficacement, mais le plus agréablement – ou le moins désagréablement – possible.

      Si l’acupuncture fait peur à certains, c’est souvent bien pire avec les décoctions chinoises ! D’aucuns ne se sentent même pas le courage d’en avaler, quand d’autres les jettent à la poubelle. Les nez et palais occidentaux sont sans-doute devenus trop difficiles pour leur propre santé…

      Au-delà des goûts et dégoûts de chacun, le goût d’une préparation est très variable d’une formule à l’autre, allant du plutôt sucré au très amer. La décoction se consomme en général deux fois par jour. La préparation d’une décoction requiert un certain temps qui peut aussi faire reculer certains. Mais de nombreuses pharmacies chinoises les cuisent aujourd’hui et les livrent sous-vide à leurs clients.