La baie de goji

La baie de goji

Le fruit de la vitalité intérieure

Les baies de Goji sont aujourd’hui de plus en plus populaires en occident, où on les connait depuis le début des années 1990. Les pays asiatiques les consomment depuis plusieurs millénaires. Elles sont en effet utilisées comme plantes médicinales en Chine, en Mongolie, au Tibet, et dans de nombreux pays d’Asie.

La médecine traditionnelle chinoise, notamment, intègre la baie de Goji dans de nombreuses recettes.​

Le trésor de Ningxia

Gou Qi Zi (Gǒu Qǐ Zǐ, 枸杞子), plus connu en Occident sous le nom de baie de goji, est le fruit mûr du Lycium barbarum ou Lycium chinense, un arbuste robuste de la famille des Solanacées. Ce petit fruit oblong, d’un rouge orangé vibrant une fois sèché, incarne la vitalité concentrée.

Sa peau fine et légèrement coriace protège une pulpe tendre, sucrée avec une note subtile d’amertume. La baie de goji est riche en jus lorsqu’elle est fraîche. L’arbuste mesure généralement de 1 à 3 mètres de hauteur. Ses branches souples, parfois épineuses, sont ornées de feuilles lancéolées et de délicates fleurs pourpres. Celles-ci éclosent entre juin et août. Les baies se forment ensuite et mûrissent progressivement, passant du vert au rouge éclatant, signe de leur maturité optimale.

Le terroir authentique – dào dì – de Gǒu Qǐ Zǐ est la région autonome de Ningxia, en Chine (voir encadré).

La science à l’appui de la tradition

baies de goji sèchées

Plusieurs universités de Médecine traditionnelle chinoise ont étudié récemment la Baie de goji pour en analyser les principes actifs.

La Nanjing University of TCM a recensé plus de 321 formules traditionnelles de Médecine chinoise contenant Gǒu Qǐ Zǐ. Au cœur de son action se trouvent les polysaccharides de Lycium barbarum (LBP). Le fruit contient également des chaînes complexes de glucose, arabinose, galactose, mannose, xylose et autres sucres.

Des recherches menées à l’Institute of Biophysics de l’Académie des Sciences de Chine montrent que les LBP améliorent la tolérance environnementale. En effet, ceuxy-ci régulent la composition du microbiote.Ils réduisent l’inflammation systémique et soutiennent l’harmonie entre le corps et les variations climatiques. D’autres études réalisées à Ningxia mettent en avant sa riche palette biochimique. On y trouve ainsi : flavonoïdes antioxydants, alcaloïdes, caroténoïdes (dont la zéaxanthine, hautement protectrice pour la rétine), vitamines des groupes B, C et E, 18 acides aminés essentiels, germanium organique et divers minéraux traces.

Ces éléments ont des effets hépatoprotecteurs, hypoglycémiants, anti-athérosclérose et anti-ostéoporose. De nombreuses recherches confirment également son action antivieillissement. Celle-ci opère par la réduction du stress oxydatif, la protection des mitochondries et le maintien de la télomérase. On observe aussi une immuno-stimulation notable. En effet on assiste à une augmentation de la production de globules blancs, au renforcement de l’immunité humorale et cellulaire, ainsi qu’à l’activation de l’érythropoïèse.

Reconstituant et harmonisant

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, Gǒu Qǐ Zǐ est de nature douce (gān) et neutre (píng).

Ses actions principales sont d’hydrater les Reins (zī shèn), de reconstituer le Foie (bǔ gān), d’éclaircir la vue (míng mù), de lubrifier les Poumons (rùn fèi), de tonifier le Sang (bǔ xuè) et les liquides organiques (jīn yè). Ces propriétés en font un allié clé pour cultiver l’équilibre lorsque le Yīn décline avec l’âge ou face aux sollicitations quotidiennes.

Chez les personnes âgées, où le Yīn diminue naturellement, il est particulièrement reconstituant. Il soutient doucement l’énergie des Reins, aidant à la libido, aux dysfonctionnements érectiles, aux bouffées de chaleur et à la régulation de la chaleur interne. Il nourrit le Yīn et le Sang du Foie. Enfin, il humidifie les structures oculaires et clarifie la vision, notamment en cas de fatigue visuelle due à un travail prolongé sur écran.

Au niveau des Poumons, il traite efficacement les toux sèches persistantes. Son action sur le Sang, mise en évidence par la théorie des signatures (sa couleur rouge vif liée au Sang), favorise un teint éclatant et des cheveux plus vigoureux.

Quand l’appeler à l’aide

Li Shízhēn précise dans le Běncǎo Gāngmù l’utilité particulière de Goji dans les vides de Yīn du Foie et des Reins. On le recommande traditionnellement en cas de :

  • Vertiges (xuàn yūn) ;
  • Acouphènes (ěr míng) ;
  • Douleurs sourdes et persistantes aux lombes et aux genoux (yāo xī suān tòng) ;
  • Yeux secs et douloureux ;
  • Vision trouble avec mouches volantes (fēi yíng) ;
  • Teint terne ;
  • Cheveux blancs précoces ;
  • Insomnies avec rêves abondants.

Une petite poignée (10 à 15 g) par jour suffit généralement. On peut l’infuser dans de l’eau chaude, l’ajouter à un porridge, une soupe, un thé avec des dattes rouges (Dà Zǎo) ou l’associer à Dāng Guī pour nourrir le Sang plus profondément. Sa saveur douce le rend agréable pour toute la famille.

 

Culture et récolte

Récolte baie de goji à Ningxia

La région autonome de Ningxia, et surtout les comtés de Zhongning et Zhongwei, constitue le dào dì ou terroir authentique pour la baie de goji. Son sol sableux et alcalin est enrichi par les alluvions du fleuve Jaune. Par ailleurs, cette région jouit de plus de 300 jours d’ensoleillement annuel, et présente de fortes amplitudes thermiques jour-nuit ainsi qu’un climat continental sec. L’ensemble de ces éléments est idéal pour leur culture.

La saison de récolte s’étend principalement de juin à octobre. Une première récolte, en juin-juillet, donne les « fruits d’été » (xià guǒ), les plus prisés pour leur taille généreuse, leur douceur marquée et leur teneur élevée en jus. Une deuxième récolte d’automne suit après une période de repos végétatif en août-septembre, permettant à l’arbuste de reconstituer ses forces.

Les baies mûrissent par vagues successives tous les 5 à 10 jours. La récolte se fait à la main dès qu’elles atteignent un rouge vif intense, qu’elles deviennent fermes mais encore tendres au toucher et que le pédoncule se détache naturellement sans effort.

Les fruits sont triés avec soin selon leur taille et leur couleur, rincés délicatement à l’eau claire et séchés à l’ombre ou à basse température pour préserver la pulpe moelleuse et éviter toute moisissure ou perte de nutriments. Ce processus traditionnel, inchangé depuis des siècles, maintient l’intégrité énergétique du fruit.

Le lait maternel

Le lait maternel

Une transformation vivante du Sang

La mère allaite son enfant depuis la nuit des temps. Et pourtant, le business des laits en poudre a détourné de nombreuses mères de ce geste indispensable au bon développement de l’enfant. En effet, les mères transforment leur sang en un aliment parfaitement équilibré que l’industrie alimentaire n’a jamais pu copier.

A ce jour 47 % des nourrissons dans le monde sont allaités exclusivement. Cela signifie que 53 % des bébés reçoivent du lait en poudre ou d’autres compléments avant l’âge de 6 mois. Pourtant, le lait maternel, issu de la transformation vivante du Sang, constitue l’alimentation suprêmement harmonieuse pour le nourrisson. En effet, il est enrichi d’une intelligence adaptative que la salive de l’enfant contribue à révéler. Les laits en poudre ne peuvent rivaliser. Etant par essence uniformes, ils ne peuvent donc s’adapter à l’état d’un enfant à un instant T.

La période post-partum selon la MTC

Selon les principes du Huangdi Neijing, un classique de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC), le lait (rǔzhī 乳汁) résulte de la transformation du Qi et du Sang par la Rate et l’Estomac de la mère. Le Sang, nourri par les essences des aliments et le Qi postnatal, devient chez la femme qui allaite une substance tiède, vivante et parfaitement adaptée à la Rate encore faible de l’enfant.

Sitôt le placenta délivré, commence la période dite « post-partum » (产后期 chǎn hòu qī). Le corps de la mère se trouve alors en vide de Qi et de Sang. Les pores de sa peau et les méridiens sont plus ouverts. Cela la rend particulièrement vulnérable aux facteurs externes (froid, vent, surmenage). Cette phase, souvent appelée « mois d’or », ou Zuò Yuè Zi (坐月子) s’observe pendant 30 à 40 jours. Durant cette phase, il est essentiel de nourrir le Sang, fortifier la Rate et l’Estomac, et restaurer l’harmonie intérieure afin que la transformation du Sang en lait maternel se fasse de manière optimale.

Comme le souligne le Fù Qīngzhǔ Nǚ Kē – ainsi que d’autres textes – le post-partum immédiat est en effet marqué par une consommation importante de Qi et de Sang. « Le lait de la femme provient de la transformation du Qi et du Sang. En bas, il devient les règles ; en haut, il devient le lait. » indique le Jǐngyuè Quánshū. Le lait et les règles partagent ainsi la même source. Selon le Tài Chǎn Xīn Fǎ : « Chez la femme en post-partum, si le sang des Chong et Ren est abondant et que le qi de la Rate et de l’Estomac est fort, alors le lait est suffisant. »

Diagnostic des déséquilibres

Le manque de lait quē rǔ(缺乳) survient principalement par vide de Qi / Sang ou par obstruction. Selon les observations cliniques des hôpitaux chinois, les causes incluent la perte de sang excessive, les émotions non fluides, la surconsommation d’aliments gras ou en général d’un style de vie déséquilibré.

Points de différenciation :

  • Lait clair, seins mous sans gonflement reflètent souvent vide de Qi et Sang.
  • Lait épais, seins gonflés et durs indique souvent une stase du Qi du Foie ou une obstruction par mucosités-humidité.

Le praticien remarque une langue pâle et un pouls fin indiquant typiquement un vide. Le sein appartient à l’EstomacYáng Míng (阳明), le mamelon au Foie Jué Yīn (厥阴). La Rate-Estomac constitue la source de génération du Qi et du Sang, le Foie en assure la libre circulation.

bébé au sein

Les solutions de la médecine chinoise

La diététique occupe une place centrale pendant le « mois d’or ». On privilégie alors les aliments tièdes, doux et faciles à transformer qui fortifient la Rate et produisent du Sang de qualité.

Pour le vide de Qi et Sang, il existe plusieurs formules spécifiques qui tonifient et aident à produire le lait, et à faire circuler le qi du Foie en cas de stase.

Les praticiens recommandent le massage professionnel du sein et l’acupuncture pour restaurer la génération et la circulation fluide du Qi et du Sang. L’ouverture précoce de l’allaitement stimule naturellement le processus.

L’impact émotionnel et le lien mère-enfant

L’état du Foie, du Cœur et de la Rate de la mère influence directement la qualité du lait. Colère ou frustration engendrent de la stagnation ; calme et bonté sont favorables à un lait abondant et harmonieux. Cette transmission via le lait renforce le lien mère-enfant et cultive l’équilibre intérieur dès les premiers mois.

Le lait maternel, issu des essences subtiles de la mère, est facilement digéré par la Rate immature de l’enfant. Cela permet de soutenir le développement harmonieux de l’enfant sans surcharge.

En cultivant le repos, une diététique adaptée, une circulation douce du Qi et une gestion des émotions par wu wei, la mère préserve la transformation vivante du Sang. Cela protège l’enfant contre les stagnations précoces et pose les fondations d’une santé solide.

Cette voie, décrite par les classiques et plus que jamais d’actualité, met en lumière la supériorité d’une alimentation vivante et adaptative sur les préparations uniformes et déconnectées. Elle invite chaque mère à retrouver son équilibre intérieur pour offrir à son enfant le meilleur départ possible dans la vie.

Une diététique adaptée à la lactation

bol de congee

La diététique joue un rôle essentiel dans cette période de post-partum comme nous l’avons vu ci-dessus. Voici quelques aliments favorables à la lactation.

  • Aliments de base : riz, millet, avoine, dattes rouges (hóng zǎo), longanes (lóng yǎn ròu), graines de lotus, igname chinoise (shān yào).
  • Bouillons et soupes nourrissantes : bouillon de poulet ou pied de porc avec herbes douces (Huáng Qí, Dāng Guī en quantité adaptée), soupe de carpe ou poisson clair. Le pied de porc nourrit particulièrement le Sang et favorise la circulation vers les seins.
  • Légumes et racines : carottes, patates douces, courges, navets, épinards cuits. Éviter crus et froids qui blessent la Rate.
  • Protéines adaptées : œufs bien cuits, volaille, un peu de bœuf ou agneau tiède, poisson blanc.

Exemples de préparations : congee de riz aux dattes rouges et Huáng Qí ; soupe de pied de porc aux arachides et graines de soja noir ; infusion tiède de gingembre frais et dattes rouges.

Durant cette période, il faut au contraire éviter ou limiter certains aliments :

  • aliments crus, aliments froids ;
  • produits laitiers froids,
  • boissons glacées,
  • piments, café, alcool, fritures et aliments transformés qui génèrent Humidité ou Chaleur bloquant le lait.

La diététique s’adapte toujours à la constitution (langue, pouls). En cas de stase du Foie liée à des émotions tendues, on ajoute doucement des aliments qui font circuler comme le céleri.

Libido et MTC

Libido et MTC

Ce que recèle un désir sexuel diminué

Une baisse de libido est un signe de dysfonctionnements physiologiques selon la Médecine traditionnelle chinoise (MTC). En effet, la dysfonction sexuelle n’est jamais une entité isolée. Elle est le symptôme d’un déséquilibre systémique affectant les organes, principalement le Rein, le Foie et la Rate.

Avant d’envisager une stratégie de traitement, il est impératif d’établir un tableau clinique clair appliqué notamment à la sphère génitale. Toutefois, en pratique clinique, on porte attention particulièrement sur le Foie et son rôle central dans la mécanique de la fonction sexuelle. C’est en effet souvent là que se situe le blocage initial chez les patients sexuellement actifs.

Le rôle du Foie

Le Foie stocke le Sang et gouverne les tendons en MTC ; en effet, les corps caverneux et les tissus élastiques génitaux relèvent de la catégorie des « tendons ». Une stase de Qì du Foie, fréquente dans les contextes de stress professionnel ou de conflits émotionnels, empêche le Sang de remplir pleinement ces structures. Cliniquement, cela se traduit par une dissociation entre la libido (qui dépend du Cœur et du Rein) et la capacité mécanique : le patient ressent le désir, mais le Qì ne circule pas pour détendre les vaisseaux et permettre l’afflux sanguin.

Si le Foie est en plénitude de Chaleur-Humidité, le tableau s’aggrave par une inflammation des voies génitales et une perturbation du contrôle éjaculatoire. Comprendre cette dynamique hépatique est essentiel. Cependant il faut également considérer que lorsque le patient est préoccupé et pense trop, c’est la Rate qui devient le maillon faible de la chaîne énergétique.

Le rôle de la Rate

La Rate est la source de production du Qì et du Sang. Un excès de réflexion, d’inquiétude ou de travail intellectuel intense blesse le Qì de la Rate, entraînant un Vide de Qì. Celui-ci engendre une incapacité de soutenir la fonction sexuelle par manque de carburant énergétique.

Plus grave encore, ce vide conduit à la formation pathologique d’Humidité interne. Cette humidité, de nature lourde et trouble, a tendance à descendre vers le Réchauffeur Inférieur. Elle obstrue alors les orifices et alourdit la région génitale, entraînant une perte de réactivité sexuelle.

Dans ce cas de figure, il est recommandé de tonifier d’abord la Rate avant de s’occuper des Reins. Au-delà de ces facteurs liés à la production et à la circulation de l’énergie, il convient de s’intéresser aux états thermiques qui peuvent consumer ou éteindre la flamme vitale.

personne en surmenage mental

Le rôle du Rein

Savoir différentier entre Froid et Chaleur au niveau du réchauffeur inférieur est déterminant.

Un Vide de Yáng du Rein se manifeste par un Froid intérieur réel : ici, le Jīng (ou essence de vie) est présent mais il est privé de son moteur thermique, le Feu de la « Porte de la Vie » (Míng Mén). Sans cette chaleur transformatrice, le Jīng reste inerte, incapable de se vaporiser en Qì pour stimuler l’érection ou réchauffer l’utérus.

À l’opposé, un Vide de Yīn du Rein traduit un épuisement de la partie matérielle et rafraîchissante du Jīng. Cette perte de substance crée une Chaleur Vide, chaleur pathologique qui provient d’un manque de Yīn (liquides, sang, essence) et non d’un excès de feu extérieur (infection ou inflammation). En effet, ce Yin est nécessaire pour contenir et ancrer le Yáng, laissant celui-ci flotter vers le haut.

 Ainsi, ce vide de yin du Rein consume les derniers fluides, provoquant une excitabilité nerveuse paradoxale, des éjaculations précoces et une sécheresse des muqueuses. Le praticien axera son traitement sur la préservation et la mobilisation correcte du Jīng.

Les cycles physiologiques selon l’âge

Cette présentation clinique évolue inévitablement avec le déclin naturel du Jīng du Rein avec l’âge, ainsi que décrit dans le Su Wèn. Avant 40 ans, les pathologies sont majoritairement des Plénitudes (Stase de Qì du Foie, Humidité-Chaleur) ou des Vides relatifs légers ; le traitement privilégie la dispersion, la clarification et la régulation du Qì sans tonification lourde.

Entre 40 et 50 ans, période de transition où le Qì du Yáng Míng commence à décliner, on observe souvent des tableaux mixtes combinant un début de Vide de Rein et des stases persistantes. La thérapeutique doit alors associer harmonieusement tonification modérée et circulation. Après 50 ans, le Vide de Rein (Yīn ou Yáng) devient le syndrome racine dominant, souvent compliqué par une Stase de Sang secondaire. Celle-ci est due à la lenteur circulatoire liée à l’âge et au manque de propulsion du Qì.

Le traitement exige alors une tonification substantielle du Jīng associée à une activation douce du Sang. Au-delà de 60 ans, le Jīng étant profondément diminué, l’approche se concentre exclusivement sur la préservation, la nutrition de l’Essence par des substances précieuses et l’ajustement du Shén pour faciliter l’acceptation d’une sexualité adaptée aux nouvelles capacités énergétiques.

Pour prendre soin de sa libido, on peut également avoir recours à la pratique du Qi gong, comme indiqué dans l’encadré ci-dessous.

Un auto-traitement par le Qì Gōng

Qi gong pour la libido

En Médecine Chinoise, le Qì Gōng ne représente pas un simple complément mais constitue environ 40 à 50 % du processus de revitalisation sexuelle et plus particulièrement après de 60 ans. Les 50 à 60 % restants sont répartis entre la diététique, l’hygiène de vie, le respect du rythme circadien et, si nécessaire, une phytothérapie adaptée.

Pourquoi ce pourcentage élevé ? Parce qu’après 60 ans, le corps assimile moins bien les nutriments et les plantes agissent plus lentement. Le Qì Gōng est le seul levier capable de générer activement du Qì et de le faire circuler rapidement vers les zones bloquées. Il agit alors comme un moteur interne que ni l’alimentation ni les plantes seules ne peuvent remplacer.

L’entraînement ne doit pas solliciter plus de 40 % de votre capacité énergétique. Il ne faut jamais transpirer abondamment ni être essoufflé, car « la sueur est le liquide du Cœur ». Ainsi une transpiration excessive blesse le Yáng et disperse le Shén, annulant les bénéfices sexuels.

N’oubliez pas : la régularité prime sur la durée. Il est préférable de pratiquer 20 minutes tous les jours plutôt que 2 heures une fois par semaine.